À propos

« Un plat réussi est un plat qui procure de l’émotion »

C’est en vivant seule dans mon petit appartement que j’ai commencé à cuisiner avec les techniques de la restauration. Tranquillement, hors de tout jugement, je passais des heures à me concocter un plat. Il fallait qu’il soit parfait pour que je puisse le proposer entièrement réussi au prochain dîner de famille. Au fil des essais, on se rend compte que le plus compliqué n’est pas toujours le plus nécessaire et que le plus long à faire, ce n’est pas le plat en lui-même mais les préparations de base.

Nous vivons dans une société où tout est déjà préparé pour nous: les tomates concassées en boîte, le haché préparé, le poulet prédécoupé, le pavé de saumon levé en filets, la sauce béchamel toute faite… Et c’est ça qui nous fait gagner du temps au retour du travail. Libre à vous de les acheter tout fait ou de les faire vous-mêmes. Une préparation «homemade» en tupperware, direction tout droit le frigo ou le congélateur et vous avez votre préparation déjà prête à votre recette, au moment du jour J. Vous l’aurez compris: le «fait maison à l’avance» peut remplacer l’industriel, ce qui vous permet de ne pas perdre de temps juste avant le dîner! Et si pour vous, tout faire maison, c’est de la sorcellerie de grand magicien, laissez-moi vous donner quelques formules magiques pour y arriver tout aussi bien.

Parce que le meilleur moyen de ne pas avancer, c’est de rester fermé aux conseils des autres, n’hésitez pas à partager également vos expériences, vos essais et vos erreurs! Car, comme dirait quelqu’un, «avant d’avoir réussi, j’ai d’abord raté» 😉

 

Les principes de base de ma cuisine

 

Le choix des produits

Les légumes, les fruits, les poissons, les viandes, le fromage, les œufs, le pain… Toute la qualité d’un plat est fonction de celle de ses produits. Mon dieu, on dirait presqu’une phrase algébrique…

C’est bien simple: un bon produit est un produit qui a connu le moins de transformations possible: votre cabillaud sera plus frais si vous le pêchez vous-même qu’emballé en pavé dans votre grande surface préférée, c’est évident. Préférez donc les poissonniers du marché ou de la rue en bas de chez vous.

Aussi… Utilisez vos sens! Sentez votre poisson: l’odeur doit être absente ou alors très légère et agréable. Pareil pour la viande. Fiez-vous à vos sens de l’odorat et du goût plutôt qu’à celui de la vue… qui est sans doute celui qu’utilise le moins le cuisinier! De même, les légumes ou les œufs de ferme (ou BIO) possèdent un goût et des valeurs nutritives tellement supérieures… Parce que le plus important avec le fait de bien manger, c’est aussi manger sainement.

 

L’anti-gaspillage

Lorsque j’ai commencé à cuisiner, je suivais les recettes techniques et je jetais ce dont je n’avais pas besoin. Oui, honte à moi. Ce qui n’est pas utilisé, on n’en a pas besoin, alors tant qu’à faire… Puis, un jour, en jouant au taillage des légumes (vous savez, en brunoise, julienne et tout), j’ai commencé à mettre le reste dans une casserole avec un bouillon pour faire une soupe. Et les fanes des carottes? Et les épluchures de pommes de terre? Et les tiges du basilic? Eh bien, un petit coup de baguette magique et on leur donne une deuxième vie.

Vous verrez aussi qu’avec trois ingrédients, on peut faire toute une série de plats différents (parce que s’il y a une chose que je déteste, c’est manger deux jours de suite la même chose). Il y a toujours moyen de tout utiliser. Et j’aimerais vous partager ici comment le faire.

 

BONNE DÉCOUVERTE!